

De quel pays es-tu ? quel est ton nom ?
Au fil des questions, connaissance est faite.
Ce fut comme un bol d'air, un jour de fête ;
On vit l'amour éclairer l'horizon !

Le jeu de mots qui nous unit, par chance
Ou par destin ,s'estompa puis gela
Face à l'envie nous poussant au delà
Du langage fardé de complaisance .

On se revit .L' éteincelle jaillit.
Nos regards ,en se croisant , par magie ,
Devant le cœur chantant son élégie ;
Se firent doux . La raison défaillit.
.
Tu m'ouvris,d'un geste gracieux,ta porte
Lorsqu'un beau soir , je t'offris une fleur
Tu me tendis ton sein ensorceleur
Mon impulsion fut si folle , si forte ...

Le bourgeon s'épanouit tendrement
Répondant à la chaleur de mes lèvres.
Témoins tes bijoux et les grands orfèvres !
Son frère eut sa part de cet engouement.

Le collier luisant de toutes ses graines;
L'argent des deux cœurs en un sur ta chair,
A l'autel de ton charme hors de pair,
Me firent trucider toutes mes peines.

Nous en vînmes à goûter au cuisant
Feu de l'étreinte à la douce brûlure
Quand tu me fis l'agréable lecture
De ton récit aussi vrai que vivant.

Aujourd'hui , nous voilà sur une cime
Embellie par un printemps éternel,
Vivant l' amour sincèrement réel ,
Bâtissant le nid de la joie sublime .

