
Mon Dieu, ils t’ont oublié jusqu’à te jeter dans l’oubliette.
Niant le mal, à ne plus voir le bien.
Jetant de la poudre aux yeux, créant ainsi des dieux nouveaux.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, croyant t’avoir gommé à jamais.
Se prenant chacun pour un dieu.
Persuadé d’être le seul à posséder la vérité.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, à en avoir peur de l’amour
Ils ont perdu toutes leurs fertilités faisant appel à d’autres moyens.
Créant ainsi amour sans vie, sans plaisir.
Mon Dieu, ils t’ont oublié brisant ton image.
Rendant le démon sympathique.
La haine et la violence ont pris le relais.
Mon Dieu, ils t’ont oublié dans le virtuel.
Oubliant la merveille de ta création.
Se rendant plus imbécile qu’un animal.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, laissant les plus démunis pleurer.
Indifférent aux colères de la nature au profit des guerres sans fin.
Arrachant la nourriture de ceux qui l’ont ramassez au nom du profit.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, te balayent à te faire oublier.
Les discothèques bruyantes remplacent les lieux de recueillement.
Étouffant la possibilité de t'exprimés.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, mettant la croix de ton fils à plat.
Étouffant leurs instants d’ennuis dans les loisirs.
Cherchant désespérément la chaleur du soleil.
Mon Dieu, ils t’ont oublié, te prenant pour mort.
Mon pauvre Dieu, les squelettes c’est eux.
Viens à leurs secours.
OVERIJSE, le jeudi 26 juin 2008.
Thierry MAFFEI.