
Dans la vaste clairière,
Traversée d’arbres et de lumière,
Naquirent deux fleurs enchantées,
Se liant sur le champs d’amitié.
Suivant le fil des saisons,
Après les caprices du vent,
Et les colères terrestres du printemps,
Chacune des deux avait trouvé sa Raison.
Ni les guerres, ni les naufrages de l’univers,
Ne troublèrent ce bonheur éphémère,
Pas même les larmes éloquentes du ciel,
Ne purent les empêcher de devenir plus belles.
Sous le gourou d’une nuit d’hiver,
Les bruissements silencieux d’une union mortelle,
Retentirent dans une froide ritournelle,
Et firent frissonner les marbres du cimetière.